Au fil de mes interventions au sein de nombreuses PME et ETI, un constat revient inlassablement : aucune entreprise n’est totalement à l’abri d’une cyberattaque. Même les organisations les mieux équipées ne peuvent prétendre tout empêcher. En revanche, toutes peuvent – et doivent – se préparer à réagir vite, efficacement, et avec méthode.
C’est là qu’intervient la véritable promesse de la cybersécurité moderne : garantir la continuité d’activité, même lorsque l’attaque survient.
Et pour cela, un élément central demeure trop souvent sous-estimé : la Politique de Sécurité des Systèmes d’Information (PSSI).
La sécurité technique : un socle nécessaire mais insuffisant
Je le vois quotidiennement : les entreprises investissent massivement dans des outils, et c’est une excellente chose.
Aujourd’hui, un socle technique solide est incontournable. Il repose notamment sur :
- La protection des endpoints via un EDR performant ;
- La sécurisation des messageries et des comptes utilisateurs, en particulier dans les environnements Microsoft 365 ;
- Des firewalls de nouvelle génération capables d’analyser et filtrer les flux en profondeur ;
- Une supervision 24/7 via un SOC, appuyée par des capacités SIEM ou SOAR ;
- Un patch management rigoureux, souvent négligé mais absolument essentiel.
Ces briques constituent les fondations de la défense. Elles ne se discutent plus : elles se déploient.
Mais malgré leur puissance, ces outils ne suffisent pas.
Une cybersécurité efficace n’est jamais seulement la somme de solutions techniques.
Elle doit être pensée, orchestrée et pilotée.
Au-delà des outils : la résilience comme véritable stratégie
Lorsqu’on accompagne des organisations à maturité variable, on réalise rapidement que la seule question qui compte n’est pas :
« Comment empêcher une attaque ? »
Mais plutôt :
« Comment l’entreprise va-t-elle continuer à fonctionner le jour où elle se produira ? »
La résilience repose sur une approche globale :
- comprendre ses risques,
- connaître les scénarios qui menacent réellement l’activité,
- identifier les systèmes critiques,
- définir les priorités de redémarrage,
- organiser la chaîne de décision en cas d’incident.
Aucune PME ni ETI n’a les moyens d’une grande entreprise internationale. Mais toutes peuvent structurer une stratégie réaliste, proportionnée et efficace.
Et le document qui rend cela possible, c’est la PSSI.