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Cybersécurité

Quelles sont les meilleures pratiques pour évaluer et réduire les risques cyber dans une PME

Grâce à notre retour d’expérience, nous vous proposons une approche claire et pragmatique pour diriger l’analyse des risques cyber et bâtir un plan de traitement des risques adapté à une PME, compréhensible pour les dirigeants… tout en offrant des pistes d’évaluation des risques IT plus avancées pour les DSI. 

Démarrer par le métier : ce qui compte vraiment

Avant tout, alignez la cybersécurité PME sur vos enjeux business. En 30–45 minutes avec les équipes clés (finance, commercial, production, RH), listez : 

  • Vos actifs critiques : ERP, CRM, poste de facturation, site e-commerce, données clients, secrets R\&D. 
  • Les impacts si indisponibles ou volés : perte de chiffre d’affaires, image, conformité, pénalités, arrêt de production. 

Astuce dirigeant : gardez un vocabulaire métier (ventes bloquées, délais clients) plutôt que des sigles techniques. Cela fluidifie les arbitrages. 

Cartographier et faire une évaluation des risques IT… sans se noyer

Faites simple : pour chaque actif critique, estimez Probabilité (1–5) × Impact (1–5). Cela vous donne une priorisation rapide.
Exemples de scénarios : ransomware sur le serveur de fichiers ; fuite de données clients via phishing ; panne majeure d’ERP. 

Pour les DSI (niveau avancé), enrichissez l’évaluation : 

  • Scan de vulnérabilités (interne/externe) pour objectiver la probabilité. 
  • Télémétrie EDR/SIEM pour mesurer les tentatives réelles et les détections. 
  • Threat intelligence (secteur, région) pour ajuster les scénarios plausibles. 
  • Tests de restauration (ex. 1 fichier, 1 VM, 1 appli) pour qualifier l’impact réel. 

Verbatim – Mounir, responsable cyber :

« Une bonne analyse des risques cyber commence souvent par une simple question : qu’est-ce qui mettrait mon business à l’arrêt demain matin ? Si tout le monde peut répondre sans jargon, on a déjà gagné la moitié du chemin. » 

Prioriser sans discussion interminable

Placez vos scénarios dans une matrice de risques (faible → critique). Un consensus rapide se fait en trois catégories : 

  • Agir maintenant (30–90 jours) : risques critiques sur actifs cœur de métier. 
  • Planifier (3–6 mois) : risques moyens avec mesures pragmatiques. 
  • Surveiller/Accepter : risques faibles ou à coût de mitigation disproportionné. 

Quick wins fréquents : activer authentification multifacteur (MFA) partout, corriger comptes orphelins, durcir la cuve de sauvegardes, bloquer exécutables non signés, former au phishing. 

 

 

Vous souhaitez aller plus loin dans la maîtrise de vos risques cyber ?

Pour compléter votre démarche de sécurisation, nous mettons à votre disposition un modèle d’évaluation des risques cyber. Un outil clair et pratique pour vous guider pas à pas vers la conformité.

Télécharger le guide

Construire un plan de traitement des risques clair et actionnable 

Votre plan de traitement des risques doit décrire, pour chaque scénario prioritaire : 

  • Mesure choisie : Réduire (contrôles), Transférer (assurance cyber), Éviter (changer le process), ou Accepter (après arbitrage). 
  • Actions (qui/quoi/quand), budgetindicateur de réussitedate de revue. 

Mesures de base, efficaces pour les PME : 

  • MFA + gestion des identités (comptes à privilèges séparés). 
  • Mises à jour/patching régulier, y compris firmware. 
  • Sauvegardes 3-2-1 avec un air gap et tests de restauration. 
  • Filtrage e‑mail (anti‑phishing) + Endpoint detection and response (EDR) sur postes/serveurs. 
  • Moindre privilège et revue trimestrielle des accès. 
  • Segmentation réseau minimale (invités, prod, admin). 
  • Sensibilisation ciblée (10 minutes/mois, micro‑modules). 

Pour les DSI (booster l’efficacité) : 

  • Baseline CIS et durcissement automatisé (GPO, MDM). 
  • Zero Trust par paliers : MFA → Conditional Access → segmentation. 
  • EASM/ASM (attack surface) pour les exposés Internet. 
  • Playbooks SOAR (réponse semi‑automatisée) sur incidents fréquents. 
  • Chiffrement des données sensibles (au repos/en transit) + DLP simple. 

 

Piloter dans la durée : peu d’indicateurs, mais utiles 

Un tableau de bord mixte dirigeant/DSI suffit : 

  • KPI de base : % MFA activé, temps moyen de patch, taux de réussite des restaurations, taux de clic aux campagnes phishing, couverture EDR. 
  • KRI (risques) : nb. vulnérabilités critiques non corrigées, services exposés non inventoriés, comptes à privilèges non justifiés. 
  • Rituels : point mensuel de 30 minutes, revue trimestrielle des risques, test annuel du plan de reprise d’activité (PRA) et plan de continuité de l’activité (PCA) et de la réponse à incident (table‑top). 

 

Boîte à outils rapide (pragmatique) 

  • Cadres : NIST CSF (structure claire), ISO 27005 (gestion des risques), EBIOS Risk Manager (atelier business). 
  • Outils utiles : 
  • PME : MDM/Intune ou équivalent, EDR, filtrage mail, sauvegardes vérifiées, gestionnaire de mots de passe d’équipe. 
  • DSI : OpenVAS/Nessus pour scans, Wazuh/SIEM léger, MISP/CTI, scripts de durcissement (CIS), supervision des sauvegardes. 

 

La préconisation de Mounir 

Pour réussir faire simple, tenir le cap, itérer 

  1. Parlez métier d’abord, pas techno. 
  1. Évaluez vite (probabilité × impact), ajustez avec données techniques. 
  1. Priorisez et financez les mesures qui protègent le chiffre d’affaires. 
  1. Exécutez un plan de traitement des risques en 90 jours, puis élargissez. 
  1. Mesurez et améliorez régulièrement. 

Besoin d’un modèle de matrice de risques ou d’un checklist 90 jours ? Dites‑le moi et je vous prépare un kit prêt à l’emploi adapté à votre contexte. 

 

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Rédigé par

Mounir Ait Bahadda

Responsable du département Cybersécurité & RSSI

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Structurons votre démarche GRC ensemble. Contactez-nous pour identifier vos priorités et bâtir un plan d’action adapté.

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13Fév2026

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